La Grèce, le Portugal et l'Irlande ont vu leur taux à 10 ans de leur emprunt obligataire monter sensiblement jusqu'à demander un plan d'aide financière fabriqué de toute pièce par le duo UE-FMI, appelé FESF puis MES dans les mois qui viennent. Par la suite, l'Italie et l'Espagne ont soufflé le chaud durant l'été 2011. Pour enfoncer le clou, début 2012, Standard & Poor's a dégradé la plupart des notation financière des pays de la zone euro, en particulier celle de la France, deuxième contributeur du plan d'aide européen. Dans les jours qui ont suivi cette dégradation de la notation financière de la cinquième puissance économique mondiale, Moody's donnera sa réponse dès le mois d'avril prochain. Tout me laisse à penser que la France sera peut être la prochaine cible des marchés et cela pourrait être un prétexte inattendu pour faire chuter les indices boursiers à un niveau reflétant l'économie réelle. Attention, je ne prétends pas être un devin mais c'est juste mon sentiment.
Il faut savoir qu'en France depuis 1974, aucun gouvernement n'a voté un budget à l'équilibre pour la gestion des comptes publics. En effet, la dette publique n'a cessé d'augmenter et frôle les 90 % du PIB. Ce qui mettra la France dans un sale pétrin dans les années à venir.
J'en dénombre 4 risques dont ils ne faut pas prendre à la légère :
- Une partie de la dette française est indexée à l'inflation avec les OATi (Obligation assimilable du Trésor indexée à l'inflation) et les BTANi (Bon du Trésor assimilable indexé sur l'inflation) pour attirer plus d'investisseurs. Par ailleurs, une hausse de l'inflation est efficace pour réduire sensiblement la dette selon les économistes. Cependant, les placements indexés sur l'inflation que propose la France, sont problématiques. Je m'explique en détaillant par exemple le principe de l'OATi : si l'investisseur, lors de l'achat, s'assure contre la fluctuation de l'inflation, il est prêt à demander un rendement moindre que celui qu'il demanderait sur un obligation classique de même maturité. Par contre, si le taux de l'inflation est supérieur au seuil prévu par l'AFT (Agence Française du Trésor) alors le rendement s'envole et la charge de la dette augmente. En gros, ces placements cités ci-dessus sont des bombes à retardement.
- La détention majoritaire des investisseurs étrangers de la dette publique française. Selon l'AFT, elle représente 65.4 %, soit aux alentours de deux tiers de la dette française. Cela prouve que la France est très dépendante du monde extérieur. Les autorités politiques nous disent que c'est un facteur de stabilité et de reconnaissance internationale pour rassurer les citoyens. Pour ma part, je pense que c'est le contraire car dans le cas de d'une dégradation de sa notation par les deux agences Standard and Poor's et Moody's, les investisseurs étrangers se méfieront de plus en plus de la dette française et passeront leur chemin en récupérant leurs capitaux investis sur cet actif. Ainsi, la France verra son coût de refinancement de la dette augmenter avec une hausse mécanique des intérêts.
- L'exposition des banques françaises aux dettes des PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne). Je ne vous fait pas un dessin car le krach de l'été 2011 a mis en évidence aux yeux du grand public. Par contre, je vous conseille de vous méfier de la hausse de leur cours de Bourse depuis le début d'année parce qu'elles doivent faire des opérations de recapitalisation de fonds propres. En fait, plus le cours est à des niveaux élevés le coût de cette opération sera moins douloureux financièrement.
- Le modèle social en manque d'oxygène : la génération "baby boom" est déjà et proche de la retraite et c'est la génération X (personnes nées entre 1959 et 1981) qui cotise pour elle. Cependant, la génération suivante "les Y" qui doit prendre le relais, est qualifiée de surdiplômée car elle entre tard sur le marché du travail, a dû mal à trouver un emploi stable et connait sensiblement le chômage. Sachant que la population française vieillisse, le système de retraite par répartition n'est plus tenable dans les années à venir. D'autre part, le taux de prélèvements sociaux en France est un des plus élevés des pays développés donc la marge de manoeuvre est faible pour rétablir une fiscalité permettant de soutenir une croissance économique pérenne.
En conclusion, la France n'est pas sorti de l'auberge. D'une part, les différents gouvernements sous la Vème République, n'ont pas eu l'ambition de réduire drastiquement la dette pour quelconques raisons dont je n'ai pas la connaissance, et préfèrent des réformes à minima en supprimant des avantages fiscaux, qui ne font qu'augmenter indirectement les impôts des ménages. D'autre part, la hausse des matières premières, conséquence de l'inflation, et la stagnation ou faible augmentation des salaires n'incitent guère à une hausse du pouvoir d'achat des ménages. Enfin, depuis le début de l'année 2012, les membre du gouvernement ont repris confiance malgré quelques statistiques économiques peu reluisantes car les marchés financiers se sont calmés puis repartent à la hausse en espérant une meilleure croissance économique que prévue. Personnellement, je resterai sur mes gardes. Il faudrait juste appuyer sur le bouton rouge pour faire un joli contre-pied.
J'en dénombre 4 risques dont ils ne faut pas prendre à la légère :
- Une partie de la dette française est indexée à l'inflation avec les OATi (Obligation assimilable du Trésor indexée à l'inflation) et les BTANi (Bon du Trésor assimilable indexé sur l'inflation) pour attirer plus d'investisseurs. Par ailleurs, une hausse de l'inflation est efficace pour réduire sensiblement la dette selon les économistes. Cependant, les placements indexés sur l'inflation que propose la France, sont problématiques. Je m'explique en détaillant par exemple le principe de l'OATi : si l'investisseur, lors de l'achat, s'assure contre la fluctuation de l'inflation, il est prêt à demander un rendement moindre que celui qu'il demanderait sur un obligation classique de même maturité. Par contre, si le taux de l'inflation est supérieur au seuil prévu par l'AFT (Agence Française du Trésor) alors le rendement s'envole et la charge de la dette augmente. En gros, ces placements cités ci-dessus sont des bombes à retardement.
- La détention majoritaire des investisseurs étrangers de la dette publique française. Selon l'AFT, elle représente 65.4 %, soit aux alentours de deux tiers de la dette française. Cela prouve que la France est très dépendante du monde extérieur. Les autorités politiques nous disent que c'est un facteur de stabilité et de reconnaissance internationale pour rassurer les citoyens. Pour ma part, je pense que c'est le contraire car dans le cas de d'une dégradation de sa notation par les deux agences Standard and Poor's et Moody's, les investisseurs étrangers se méfieront de plus en plus de la dette française et passeront leur chemin en récupérant leurs capitaux investis sur cet actif. Ainsi, la France verra son coût de refinancement de la dette augmenter avec une hausse mécanique des intérêts.
- L'exposition des banques françaises aux dettes des PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne). Je ne vous fait pas un dessin car le krach de l'été 2011 a mis en évidence aux yeux du grand public. Par contre, je vous conseille de vous méfier de la hausse de leur cours de Bourse depuis le début d'année parce qu'elles doivent faire des opérations de recapitalisation de fonds propres. En fait, plus le cours est à des niveaux élevés le coût de cette opération sera moins douloureux financièrement.
- Le modèle social en manque d'oxygène : la génération "baby boom" est déjà et proche de la retraite et c'est la génération X (personnes nées entre 1959 et 1981) qui cotise pour elle. Cependant, la génération suivante "les Y" qui doit prendre le relais, est qualifiée de surdiplômée car elle entre tard sur le marché du travail, a dû mal à trouver un emploi stable et connait sensiblement le chômage. Sachant que la population française vieillisse, le système de retraite par répartition n'est plus tenable dans les années à venir. D'autre part, le taux de prélèvements sociaux en France est un des plus élevés des pays développés donc la marge de manoeuvre est faible pour rétablir une fiscalité permettant de soutenir une croissance économique pérenne.
En conclusion, la France n'est pas sorti de l'auberge. D'une part, les différents gouvernements sous la Vème République, n'ont pas eu l'ambition de réduire drastiquement la dette pour quelconques raisons dont je n'ai pas la connaissance, et préfèrent des réformes à minima en supprimant des avantages fiscaux, qui ne font qu'augmenter indirectement les impôts des ménages. D'autre part, la hausse des matières premières, conséquence de l'inflation, et la stagnation ou faible augmentation des salaires n'incitent guère à une hausse du pouvoir d'achat des ménages. Enfin, depuis le début de l'année 2012, les membre du gouvernement ont repris confiance malgré quelques statistiques économiques peu reluisantes car les marchés financiers se sont calmés puis repartent à la hausse en espérant une meilleure croissance économique que prévue. Personnellement, je resterai sur mes gardes. Il faudrait juste appuyer sur le bouton rouge pour faire un joli contre-pied.

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