La loi des finances 2013 est une révolution fiscale qui est défavorable pour certains placements immobiliers et mobiliers.
Pour les premiers, les résidences secondaires, les terrains à bâtir et les biens immobiliers hors résidence principale seront davantage taxés au niveau des plus-values de cession. Heureusement, la résidence principale garde le bénéfice de l'exonération sinon le parti socialiste perdrait toutes les élections à venir. Cela dit, une baisse sensible des prix de l'immobilier pourrait mettre à mal la France vis-à-vis de ses créanciers. En effet, les taux de crédits immobilier sont corrélés à ceux des obligations d'Etat français. Au moindre doute sur leurs objectifs budgétaires et l'avancée des réformes structurelles que devront respecter le gouvernement, les intérêts de la dette augmenteront. Pire encore, les banques françaises (BNP, Société Générale, Crédit Agricole, BPCE, Crédit Mutuel...) devront passer des provisions sur les crédits immobiliers qui ont peu de chance d'être remboursés et terniront leur bilan financier.
L'alignement des revenus des capitaux mobiliers sur ceux du travail au barème de l'impôt sur le revenu a fait une principale victime, la Bourse. Par ailleurs, certaines mesures décourageront les épargnants à y investir telles que la suppression de l'abattement fixe (1515 € pour un célibataire et 3050 € pour un couple) et la réduction de la CSG déductible de 5.8 % à 5.1 %. Pour ma part, cela ne me freinera pas car je regarde sur le long terme.
Enfin, parmi les placements bénéficiaires de cette nouvelle loi des Finances, il y a le Livret A, l'assurance-vie et le PEA (Plan d'Epargne Actions).