14 janvier 2012

Communiqué de S&P sur la note souveraine de la France - 13/01/2012

France Abaissement de Note 13-01-2012 VF

11 janvier 2012

Olivier Delamarche - BFM Business - 10/01/2012


Bonus :
Hier, sur mon compte Twitter, j'ai retweeté un tweet intéressant de @labforecast au sujet de la Hongrie. Cet Etat fait parti de l'Union Européenne mais n'a pas adopté comme monnaie l'euro. Par étonnement, Bloomberg et CNBC en ont fait un sujet majeur alors qu'en Europe c'est le néant total. En fait, les deux médias financiers anglos-saxons considèrent que c'est une crise systémique qui touche les 27 pays membre de l'Union Européenne et pas seulement les 17 de la zone euro. Selon @labforecast, la Hongrie peut être la surprise du chef dont les institutions et les politiciens européens pourraient s'en passer. Enfin, les propos de son article (voir lien ci-dessous) pourraient entraîner une panique des marchés car le problème de la Hongrie n'est pas pris en compte dans les cours des indices boursiers à l'heure où j'écris. 

Pour être complet, voici le lien :

8 janvier 2012

Le gouvernement dans tous ses états !

Si vous avez suivi l'actualité économique française, le gouvernement a l'intention d'instaurer une taxe sur les transactions financières avant les élections présidentielles en avril 2012, sans attendre de l'appliquer au niveau européen. En fait, les politiciens français veulent se mettre en évidence devant le monde entier avec une impression de donner des leçons à tout le monde. Tout ceci est encore une manoeuvre électorale en plus de la TVA sociale avec une compensation des baisses de charges patronales et sociales pour augmenter notre salaire net fin avril (quel coïncidence !) et du reclassement des intérimaires en contrat à durée indéterminée partielle pour faire baisser mécaniquement le taux de chômage.

Personnellement, je constate que le gouvernement pointe toujours du doigt le secteur de la finance car c'est plus acceptable pour l'opinion publique de le sanctionner par des taxes. Même si les banques ne sont pas au service de l'économie réelle, je considère que l'Etat est aussi responsable de la crise financière en dépensant plus ce qu'il gagne avec un train de vie démesuré malgré les deux mini plans d'austérité en quelques mois. Ainsi, je me demande où vont nos impôts sachant que tout le monde a sa propre idée.

Evidemment, si la taxe sur les transactions financières voient le jour, l'Etat se remplira les poches (pour financer son train de vie ou réduire sa dette ?) mais les actionnaires comme moi seront les premiers pénalisés avec des conséquences non négligeables sur les frais de courtage. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la dette publique française est détenu à plus de deux tiers par les investisseurs étrangers. Si cette mesure est contre-productive pour l'économie française alors j'en déduis que ses derniers fuiront et rapatrierons leurs capitaux investis dans l'Hexagone vers des pays plus flexibles et le taux des emprunts obligataires français monteront sensiblement.

Total (PAR : FP)

Première capitalisation de la zone euro et du CAC 40, Total est une major pétrolière française avec une forte présence internationale dont ses activités se concentrent à la fois dans la phase amont et aval de la chaîne de production du pétrole. Elle est née sous ce nom en 2003 par le fruit de nombreuses fusions acquisitions lors de la dernière décennie du 20ème siècle. Soucieux de ne pas être dépendante du pétrole, elle s'est diversifiée sur d'autres sources d'énergie : gaz naturel, gaz de schiste, charbon, biomasse, solaire afin de préparer sa future croissance de demain. L'Afrique et le Moyen-Orient sont ses berceaux historiques où elle fait environ 54 % de parts de production d'hydrocarbures (pétrole, gaz naturel, charbon). Depuis 2011, Total réalise sur le continent américain deux acquisitions importantes malgré le contexte économique : un dans le solaire avec une entrée importante dans le capital du n°2 américain Sun Power et l'autre dans le gaz de schiste en joint-venture avec Chesapeake (NYSE : CHK).
Pour un investisseur lambda, le fait que l'entreprise soit exposée majoritairement dans les régions à risque géopolitique, ne doit pas l'effrayer car elle a l'habitude de gérer ses situations de conflits depuis la première guerre du Golfe.
Enfin, elle n'a pas une très grosse cote de popularité vis à vis des partis politiques de gauche et de l'extrême droite mais aussi de l'ensemble de la population française car ils considèrent qu'elle abuse des hausses de tarif du litre d'essence ou de diesel. Malheureusement pour ses détracteurs, la demande de pétrole est soutenue par les pays émergents si vous regardez dans les vidéos sur YouTube ou Dailymotion le nombre gigantesque de voitures sur les autoroutes.
Au niveau boursier, le titre recommence à surperformer le CAC 40 depuis juillet 2011 grâce la remontée du cours du baril de pétrole conjuguée à des tensions entre l'Iran et les pays occidentaux Cela consiste un bon soutien pour le titre en plus de la demande des pays émergents. Avec un rendement de 5.7 %, verra t-on Total sortir de l'ornière dans les prochains mois ou années ?

Total


Erratum :
- Sur le billet "M6 Métropole, le fondateur n'est pas Francis Bouygues mais un consortium avec RTL et Métropole Télévision.
- Sur le billet "l'or, une valeur refuge ?" -> Correction de fautes d’orthographe et de grammaire sur le fichier scribd.

3 janvier 2012

Les prédictions d'Olivier Delamarche pour 2012 - BFM Business - 03/01/2012


Ses prédictions sont très pessimismes mais en ces temps moroses il y a toujours des opportunités d'investissement. En essayant d'être rassurant, il y a toujours des tendances de fond : croissance démographique donc plus de nourriture et d'énergie, réchauffement climatique, vieillissement de la population.
Imaginons qu'il y a un retour de la récession au niveau mondial que je ne souhaiterais pas en tant que citoyen de la "GenY", ce serait pour ma part l'occasion d'investir à des niveaux raisonnables sur les valeurs nord américaines et européennes  dans ma liste de surveillance.

2 janvier 2012

Dossier spécial n°1 : L'or, une valeur refuge ?

Le sondage sur l'or vient de se terminer et le résultat est mitigé :
OUI : 48 %
NON : 52 %

Voici le premier dossier spécial : l'or, une valeur refuge ?

Dossier spécial n°1 l'or, une valeur refuge

31 décembre 2011

Mes prédictions pour 2012

Pour le dernier billet de l'année 2011, je vais me mouiller en évoquant mes prédictions plus ou moins réalistes pour 2012. Il est clair que cela ressemble à de la science fiction financière mais on ne sait jamais car la Bourse nous réserve toujours des surprises. Voici mes prédictions :

1. L'économie américaine sera en récession après l'Europe mais tout le monde croit naïvement au miracle américain. D'un autre coté, les autorités feront tout ce qu'ils peuvent.

2. La Grèce, le Portugal, l'Irlande et l'Espagne sortiront de la zone euro car leur économie n'est pas compétitive.

3. La bulle immobilière en Chine éclatera.

4. Les taux des OAT français seront au niveau des 7 %.

5. La monétisation de la dette des pays de la zone euro par la BCE aura lieu mais sans l'Allemagne. Ce dernier sortira de la zone euro pour des raisons historiques.

6. La bulle immobilière en France éclatera.

7. L'once d'or tutoiera les 2000 $ ou plus.

8. Le pétrole dépassera les 150 $. En France, nous payerons 2 € le litre d'essence en 2012.

9. La FED déclenchera un troisième quantitative easing.

10. Les investisseurs se rendront compte tôt ou tard que le dollar américain perdra petit à petit son statut de référence internationale et ils rapatrieront leurs capitaux dans les monnaies émergentes.

Je vous souhaite, lectrices et lecteurs de bonnes fêtes de fin d'année.


Les critères pour bien choisir son courtier en ligne

Depuis l'émergence du Web jusqu'à sa maturité, les courtiers en ligne fleurissent et ont su tirer leur épingle du jeu face aux banques traditionnelles en attirant de nouveaux clients grâce à une politique agressive sur les frais de courtage. Lors du salon Actionaria fin novembre 2011, je peux vous confirmer leur succès malgré les crises successives. Toutefois, les frais de courtage compétitifs ne font pas un bon courtier donc il faut prendre en compte d'autres critères tels que : qualité du service, savoir si c'est une filiale d'une banque traditionnelle ou connaître sa banque dépositaire, marchés mondiaux proposés, ergonomie du site, profil d'investisseur, montant d'investissement.
Pour être sincère, certains critères comme la qualité du service et l'ergonomie du site sont difficiles à évaluer car n'importe quel client peut avoir un avis divergent. En effet, nous n'avons pas les mêmes exigences.
En France, il y a environ une quinzaine de courtiers qui se partagent le marché et vous voyez qu'il y a un choix assez vaste. Par contre, je ne compte pas les brokers des produits dérivés comme Saxo Banque ou IG Markets.

Dans ce billet, j'ai fait ci-dessous un résumé des six principaux courtiers en ligne où sont regroupés la majorité des clients, pour un profil d'investisseur type 1 à 5 ordres par mois en me focalisant sur le marché actions. Pourquoi ce profil ? Parce que c'est une représentation générale de la majorité des investisseurs. Voici la liste :
  • Fortuneo :
    • Bourses proposés : Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam), Zurich, New York, Tokyo, Londres, Francfort, Madrid, Milan, Helsinki
    • Tarif petits ordres pour un montant ≤ 1635 € (10 décembre 2011) :
      • Euronext : 4.9 €
      • Reste des places financières : 50 €
    • Droits de garde / Tenue de Compte / Abonnement : gratuit si un ordre mensuel exécuté sinon 5.96 € / mois
    • 9000 fonds de gestion dont 700 gratuits (sans frais d'entrée et de sortie Fortuneo) à condition de mettre 500 € minimum sinon 11.96 € prélevées
    • Filiale du Crédit Mutuel Arkea (banque bretonne)
    • Banque dépositaire : Crédit Mutuel
  • Easy Bourse :
    • Bourses proposées : Euronext, New York
    • Tarif Easy Premium avec un montant  ≤ 1500 € (septembre 2011) :
      • Euronext : 5 €
      • New York : 20 € si montant  ≤ 7000 €
    • Droit de garde / Tenue de compte / Abonnement : gratuit si un ordre mensuel exécuté sinon 5 € prélevées / mois
    • Propose également des fonds de gestion gratuits
    • Filiale de la Banque Postale
    • Banque dépositaire : la Banque Postale
    • Remarque : c'est une banque appartenant à l'Etat même si elle a le statut privé (secret de polichinelle). De plus, c'est marqué en général en minuscule dans les brochures.
  • Bourse Direct :
    • Bourses proposées : Euronext, Lisbonne, Madrid, Londres, Francfort, Zurich, New York
    • Tarifs septembre 2011 :
      • Euronext : 0.99 €
      • New York : 8.5 €
      • Londres et Francfort : 15 €
      • Lisbonne, Madrid, Zurich : 18 €
    • Droits de garde / Tenue de compte / Abonnement : gratuit
    • Pas de minimum d'ordres mensuel
    • Propose également des fonds de gestion gratuit
    • Filiale de la compagnie d'investissement Viel & Cie
    • Banque dépositaire : Crédit Agricole
  • Cortal Consors :
    • Bourses proposées : Euronext, New York, Francfort, Madrid, Zurich, Milan, Londres
    • Tarifs spécial petits ordres pour un montant ≤ 750 € (juin 2011) :
      • Euronext : 2.95 €
      • New York : 11.85 €
      • Francfort, Madrid, Zurich, Milan et Londres : 21.85 €
    • Droits de garde / Tenue de compte / Abonnement : gratuit si un ordre mensuel exécuté
    • 16000 fonds de gestion dont 1000 à des frais d'entrée à 1 %
    • Réseau social de boursicoteurs "Hopee"
    • Filiale de la BNP Paribas
    • Banque dépositaire : BNP Paribas
  • Boursorama :
    • Bourses proposées : Euronext, New York, Londres, Madrid, Francfort, Milan, Toronto, Zurich
    • Tarif Classic pour un montant  ≤ 1000 € (20 septembre 2011) :
      • Euronext : 5.5 €
      • New York : 23.9 €
      • Reste des places financières : 32.9 €
    • Droits de garde / Tenue de compte / Abonnement :  gratuit si un ordre mensuel exécuté sinon 5.95 € prélevées / mois
    • Propose des fonds de gestion partenaire et 0 % de frais d'entrée et de sortie
    • Filiale de la Société Générale
    • Banque dépositaire : Société Générale
  • Binck.fr :
    • Bourses proposées : Euronext, Lisbonne, Madrid, Francfort, Milan, Vienne, Dublin, New York, Toronto
    • Tarifs :
      • Euronext et Lisbonne : 2.5 € pour un montant  ≤ 1000 €
      • New York : 5 € + 0.1 % du montant investi
      • Toronto : 10 € + 0.15 % du montant investi
      • Reste des places financières : 15 € + 0.15 % du montant investi
    • Droits de garde / Tenue de compte / Abonnement : gratuit
    • Pas de minimum d'ordre mensuel
    • 900 fonds de gestion disponibles : frais d'actions
    • Banque dépositaire : ING Direct
Pour les tarifs, je suis allé un peu vite car pour certains il y a de possibles commissions.
Comme vous l'avez remarqué, ce sont pratiquement des filiales de banques traditionnelles mis à part Bourse Direct et Binck.fr. Mais cela n'empêche pas pour les deux d'en déduire qu'ils ont un lien du fait que leur cash est déposé auprès de ces banques. Etant donné que les cours de Bourse du secteur financier ont souffert depuis l'été 2011, une faillite de l'un des leurs est peut être envisageable d'après les médias anglos-saxons.
Pour ma part, le critère qui me tient à coeur est la possibilité d'investir dans des places financières qui recèlent de superbes opportunités comme la Bourse de Toronto et c'est pour cette raison que j'ai été intéressé par Binck.fr.

29 décembre 2011

Mon coup de gueule : Faites attention à l'Etat français actionnaire !!

Dans la suite du billet "Le portefeuille boursier de l'Etat français", je vous mets en garde contre une majorité de ses valeurs car les hommes qui les dirigent, sont des amis proches de l'Etat et je n'ai pas confiance en ses personnes. Regardez EDF, Areva, France Télécom ou Renault même s'il y a eu des faits médiatiques ayant impacté leur cours de Bourse. Toutefois, ce n'est pas une excuse.
Premièrement, les personnes en question n'ont pas l'âme d'entrepreneur mais plutôt d'administrateur car elles n'ont pas été formé pour être adapté aux exigences du secteur privé. Deuxièmement, malgré des mauvais résultats financiers, elles se permettent de toucher des rémunérations exorbitantes plus des retraites-chapeaux et je trouve cela très scandaleux par rapport au contexte économique et social à l'heure actuelle. Enfin, n’espérez pas revoir les plus hauts de certaines valeurs comme France Télécom, EDF, Renault, Air France-KLM, Vivendi ou encore Véolia Environnement.

En conclusion, je suis désolé de publier ce coup de gueule mais un moment donné il faut savoir mettre les points sur les i. Lors du dernier salon Actionaria, beaucoup d'épargnants (pour la plupart des baby-boomers) que j'ai rencontré, ont perdu pratiquement leur capital en misant sur ses valeurs au début des années 2000 car les dirigeants à l'époque avaient promis la lune. Pour ma part, il est hors de question d'en mettre dans mon portefeuille. Ainsi, cher lectrices et lecteurs de GenY Finances, passez votre chemin sur ses valeurs.

28 décembre 2011

Olivier Delamarche - BFM Business - 27/12/2011


Voici la dernière intervention en 2011 d'Olivier Delamarche, gérant de Platinium Gestion. Comme d'habitude, il critique l'économie américaine.
Par ailleurs, je vous recommande une vidéo sur la banque américaine Goldman Sachs. Voici le lien ci-dessous :
http://devenirunpeuplusriche.blogspot.com/2011/12/video-sur-la-banque-goldman-sachs.html